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Lula maintenu en détention malgré l'octroi de la demande d’habeas corpus

11 Juillet 2018
Le dimanche 8 juillet 2018 restera gravé dans les mémoires des Brésilien(ne)s comme la preuve que le système judiciaire du pays est impliqué dans la persécution politique de l’ancien chef de l’Etat, Luiz Inácio Lula da Silva.

Rogério Favreto, le juge du tribunal régional de la 4e Région (TRF4), a ordonné la libération provisoire de Lula dans la matinée du dimanche 8 juillet, au motif que le pré-candidat, Luiz Inácio Lula da Silva, a été empêché d'accorder des entretiens, de prononcer des discours ou de faire des déclarations, contrairement aux autres pré-candidat(e)s aux élections présidentielles.

Le juge Favreto a utilisé ce « nouveau fait » pour justifier l’octroi de la demande d’habeas corpus de l’ex-Président et, de cette manière, garantir un traitement équitable des pré-candidat(e)s aux élections présidentielles du Brésil.

Toutefois, après plusieurs décisions contradictoires prises au cours de la journée, le président de la TRF-4, le juge Carlos Eduardo Thompson Flores, a décidé de maintenir en détention l’ancien Président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva, suite à l’appel émis par le Service fédéral des poursuites contre la demande d’habeas corpus octroyée par le juge Favreto.

« Cela doit cesser », a déclaré Jocelio Drummond, le Secrétaire régional de l’Internationale des Services Publics (ISP) pour l'Inter-Amériques, en soulignant que les Brésilien(ne)s « vivent dans un pays où le système judiciaire est partial et interprète les lois selon les volontés d’une minorité plutôt qu’au nom de l'intérêt général ».

Cette situation est scandaleuse, a dénoncé M. Drummond, étant donné que, malgré les événements, de nombreux sondages électoraux révèlent que « Lula continue à incarner les espoirs de millions de travailleurs qui représentent la majorité de la population du pays ». 

« Seule une minorité élitiste n’accepte pas ce constat. Cette minorité contrôle le système judiciaire et les médias, facilitant un flot constant d’actes anticonstitutionnels. La plupart des juges brésiliens sont prêts à “faire tout ce que veulent leurs amis, et à utiliser la loi contre leurs ennemis” de manière partiale et pervertie. »

Ce jugement rejoint celui formulé dans le numéro 140 du Boletim da Resistência Democrática (Bulletin de la résistance démocratique), : « après l’octroi par la TRF-4 de la demande d’habeas corpus déposée par les députés Paulo Pimenta (PT-RS), Paulo Teixeira (PT-SP) et Wadih Damous (PT-RJ), un avocat faisant partie de l’équipe de défense de Lula, ceux qui étaient impliqués dans le scandale de corruption de l’opération Lava Jato, notamment le juge Sérgio Moro, ont commis un crime en utilisant tous les moyens possibles pour empêcher la libération du dirigeant du Parti des travailleurs (PT). »

 

 

 

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