We are building a better web presence. Visit our beta website to take part in a better experience which will replace the current site soon!

Trump s'incline devant la pression du public

21 Juin 2018
La Fédération américaine des enseignant(e)s (American Federation of Teachers, AFT) a pris les mesures requises pour déposer officiellement plainte auprès des Nations Unies. La politique de tolérance zéro qui sépare les enfants de leur famille enfreint le droit international, L’ISP appelle ses affiliés à rejoindre la campagne de l’AFT exhortant le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies.

Trump a changé d'avis: il gardera les familles unies

Le président américain Donald Trump a signé un ordre exécutif promettant de «garder les familles unies» - dans les détentions de migrants. L'ordre ne concerne pas les familles déjà séparées par la politique. Selon les responsables de l'immigration américaine, 2 342 enfants ont été séparés de leurs parents entre le 5 mai et le 9 juin.

Cependant, le texte indique clairement qu'une approche stricte de l'application de la loi en matière d'immigration se poursuivra:

  • Les responsables gouvernementaux poursuivront la politique de «tolérance zéro» en matière de poursuites pénales pour chaque immigrant qui traverse illégalement la frontière.
  • Les représentants du gouvernement chercheront à «maintenir l'unité familiale» en arrêtant les parents et les enfants ensemble.

L'ISP continuera de surveiller la situation et plaidera en faveur du respect du droit international et de la Déclaration universelle des droits de l'homme.

Article du 20 Juin:

La Fédération américaine des enseignant(e)s dépose une plainte officielle auprès des Nations Unies

La Fédération américaine des enseignant(e)s (AFT) se tourne vers les 47 Etats membres qui siègent au Conseil des droits de l’homme des Nations Unies, dans la mesure où il s’agit de l’organe des Nations Unies chargé d’asseoir les droits humains et de les protéger, mais également de dénoncer les violations des libertés fondamentales commises aux quatre coins du monde et, surtout, de lutter contre celles-ci.

L’ISP appelle ses affiliés à rejoindre la campagne de l’AFT exhortant le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies à respecter son mandat, en attirant l’attention du monde entier sur ces violations et en usant de son pouvoir de recommandation, de divulgation, d’investigation, de recherche et de mobilisation pour faire la lumière sur ces atteintes au droit et aux traités internationaux.

 

 

 

Nous sommes persuadé(e)s que le Conseil s’exprimera clairement, comme il l’a déjà fait par le passé, et s’adressera directement aux Etats-Unis en tant que membre des Nations Unies et présenter un rapport auprès de tous les membres de l’Assemblée générale. Nous incitons le Conseil à lever le voile sur cette politique à la fois cruelle et immorale avant qu'il ne soit trop tard.

Une seule procédure de plaintes universelle

Il n’existe qu'une seule procédure de plaintes universelle couvrant l’ensemble des droits humains et des libertés fondamentales dans tous les Etats membres des Nations Unies. Le Conseil a la possibilité et, comme l’avance l’AFT, la responsabilité de se pencher sur toutes les questions liées aux droits humains et les situations nationales qui requièrent son attention.

Il est indiscutable que les politiques du gouvernement américain enfreignent les législations internationales. Cette politique traumatisante qui sépare de force les familles à la frontière et refuse d’accorder le droit d’asile aux réfugié(e)s va à l’encontre de l’esprit et de la lettre de nombreux traités et protocoles des Nations Unies, y compris « le droit à la famille », la « Convention des Nations Unies contre la torture », la « Déclaration universelle des droits de l'homme » ainsi que les « Principes et directives recommandés sur les droits de l'homme aux frontières internationales ».

Le gouvernement américain n’a pas réussi à protéger les droits humains

Le gouvernement américain a jusqu’à présent ignoré l’appel des militant(e)s en faveur des droits humains et des millions d’Américain(e)s qui se sont insurgé(e)s après avoir eu connaissance des cas d’abus, de torture et de mise en danger d’enfants à la frontière sud du pays. Ces actes ne représentent en aucune façon les valeurs et idéaux américains.

La Fédération américaine des enseignant(e)s se tourne dès à présent vers le Conseil des droits de l’homme dans l’espoir de faire entendre sa voix et de réclamer justice pour ces enfants et ces familles qui ne peuvent le faire eux-mêmes.

Des enfants sont enfermés et séparés de leurs parents à la frontière américaine

Les Etats-Unis se retirent du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies

Nikki Haley, ambassadrice américaine auprès des Nations Unies, a officiellement annoncé le retrait des Etats-Unis du Conseil des droits de l’homme des Nations Unies ce mardi, traitant le groupe « d’hypocrite et d’égoïste » et affirmant qu’il « se moque des droits humains », comme le rapporte la BBC.

L’an dernier, Nikki Haley avait déclaré au Conseil qu’il était « difficile d’accepter » que des résolutions avaient été votées contre Israël sans qu’aucune ne soit examinée pour le cas du Venezuela. Israël est le seul pays à figurer à titre permanent à l’ordre du jour du Conseil ; son comportement vis-à-vis des Palestinien(ne)s fait par conséquent l’objet d'une surveillance continue.

Cette décision, largement attendue, intervient alors que la politique de l’administration Trump qui prévoit la séparation des enfants immigrés de leur famille à la frontière américaine – une politique que les Nations Unies ont fermement condamnée – fait l’objet de nombreuses controverses.

Voir aussi