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Ghana: L’implication des syndicats

30 Août 2016
Photo: EC/ECHO - Jean-Louis Mossec. Creative Commons
Au Ghana, 151 cas de suspicion d’Ébola ont été testés, mais heureusement aucun n’a été confirmé. Étant donné que le pays figure parmi les 15 pays à risque élevé d’infection MVE, un plan national de préparation et de réponse a été élaboré autour de 5 axes thématiques : coordination, surveillance, gestion des cas, logistique et finance/sécurité, et mobilisation sociale & communication des risques.
[Article extrait de la publication "Les priorités de l’ISP dans le domaine de la santé et la réponse syndicale à la maladie à virus Ebola"]

Ce plan prévoit la mise en place d’une grande structure de coordination, la création d’équipes d’intervention rapide, des stratégies de communication entre les communautés et le niveau national, du matériel de base pour l’intervention rapide, des formulaires de collecte de données, des formations sur la sécurité dans les laboratoires, les équipements de protection individuelle pour les centres hospitaliers départementaux, universitaires et de district, la communication et les campagnes dans les médias et écoles, etc. Ce plan prévoit des mesures incitatives et du soutien aux agents de santé intervenant dans le traitement d’Ébola à trois niveaux, à savoir le transfert direct en espèce, l’assurance-vie et le traitement.

Ce plan est certes détaillé, mais les défis persistent, notamment pour ce qui est des centres de traitement inachevés, de la formation insuffisante dans les districts, des exercices de simulation inadaptés, et de l’absence de fonds consacrés au traitement des cas d’Ébola. Les équipes d’intervention rapide pourraient être formées mais cette formation, aussi incomplète qu’elle soit, ne permettra pas de définir clairement les rôles et responsabilités. En outre, l’on aura besoin d’un plan national de préparation et de réponse.

Le HSWU du Ghana a suivi de près l’évolution de la situation et a introduit une requête supplémentaire en vue de soutenir financièrement les familles des agents de santé qui ont succombé à la MVE. Les familles auront droit non seulement à une somme forfaitaire mais également au salaire dû au défunt jusqu’à l’âge de 60 ans, l’âge de départ à la retraite au Ghana. Le HSWU a également prévu des allocations en cas de survie des enfants, ce qui permettra d’assurer leur éducation. Le gouvernement pourrait, pour ce faire, accorder des bourses et créer un fond de soutien aux enfants en vie.

 Mais nous ne souhaitons pas en arriver là. Afin de minimiser les cas de décès et prévenir la maladie au sein du personnel de santé, les syndicats ghanéens s’évertuent à renforcer la surveillance épidémiologique dans le pays, et à former et sensibiliser les agents de santé sur l’Ebola. Les syndicats ne cessent de leur fournir des informations sur la maladie. Ainsi le Ghana est à même de détecter, maitriser et traiter tout cas éventuel.

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