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Atteindre l’équité salariale dans le secteur public de l’eau au Pérou

03 Novembre 2015
Ces deux dernières années, l’ISP a lancé un projet pilote visant à mettre en place une évaluation non sexiste des emplois et à élaborer une cartographie des risques en matière de sécurité et de santé au sein d’EPSEL, l’entreprise publique du secteur de l’eau de Lambayeque, dans la ville de Chiclayo, située au nord du Pérou.

Le succès rencontré par ce projet est le fruit d’une collaboration entre le syndicat local SUTSELAM (et sa Secrétaire générale) – un affilié de la Federación Nacional de Trabajadores de Agua Potable de Perú (Fédération nationale des travailleurs de l’eau potable du Pérou, FENTAP) – du Comité national des femmes de l’ISP, de la direction de l’entreprise, du Bureau des activités pour les travailleurs (ACTRAV) de l’OIT, du Centre de solidarité de l’AFL-CIO, ainsi que du projet mené par l’ISP au Pérou et parrainé par la FNV.

A la suite d’une décision de justice appelant EPSEL à mettre en place un outil de classification des emplois, le syndicat a proposé à la direction de l’entreprise de mener une évaluation non sexiste des emplois dans l’objectif de mettre au point une proposition adaptée. Grâce au soutien technique d’une experte canadienne dans le domaine de l’équité salariale, un comité bipartite a été créé en vue de rédiger les termes de l’accord.

Lors de l’analyse des différentes descriptions de postes et des conditions de travail, les résultats en matière de santé et de sécurité ont soulevé quelques inquiétudes aux yeux du comité. Ce dernier a parallèlement entrepris une étude des risques en matière de sécurité, intégrant également une perspective de genre, avec le soutien, cette fois, d’un expert italien.

Ces études désormais terminées ont été présentées comme des exemples de bonnes pratiques, et ce, non seulement au Pérou, non seulement dans le secteur public, mais également dans la région Interamériques. Pour les travailleurs/euses d’EPSEL, le processus n’est pas encore arrivé à terme. En effet, cette étude doit à présent déboucher sur une proposition de classification des emplois et sur une réévaluation complète des salaires des travailleuses et des travailleurs, qui devront être intégrées dans le cadre de la future convention collective.

Cette expérience a permis de mettre en lumière les points suivants qui feront prochainement l’objet de discussions :

  •  Approche sectorielle de l’ISP dans le domaine de l’eau, selon une perspective de genre
  •  Lutte en faveur de l’équité salariale
  •  Dialogue social productif dans le secteur public
  •  Défense des droits à la négociation collective
  •  Autonomisation des femmes au sein des syndicats

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